L’âne rit en brayant en vitesse.

 

D’où vient donc l’expression : Il y a plus d’un âne à la foire qui d’appelle Martin ?

 

L’histoire dit que lors d’une tournée d’hiver des monastères, Martin de Tours s’est assoupi dans les vignes, après avoir attaché son âne à un piquet. Ce dernier en a profité pour brouter les sarments, qui jaillissaient abondamment des ceps jusque-là laissés en friche. Devant les pieds ratiboisés, Saint-Martin n’a pu que s’excuser auprès des moines exploitant les vignes pour les dégâts occasionnés.

 

Mais « quel ne fut pas l'étonnement des moines, quand à l'heure des vendanges, ils récoltèrent sur les vignes taillées par l'âne de nombreuses et grosses grappes de raisin, juteuses et sucrées », si différentes des habituelles « petites grappes acides qui donnaient un petit vin aigrelet » raconte Guillaume Lapaque, le directeur de la Fédération des Vignerons de Touraine. Ainsi serait née la taille de la vigne. Même si dans le vignoble de Bugey, il se dit que ce serait à Saint Vincent que cette même histoire serait arrivée…

Si Saint Vincent est le saint patron des vignerons, Saint-Martin est cependant plus associé aux ânes.

 

Un jeton de jeu du premier quart du vingtième siècle

 

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